A la découverte de Nice rurale et de son terroir

28 novembre 2018 | Aucun commentaire | 4

 

 

Par un beau samedi  (bien que légèrement pluvieux 😉 par instants) de Novembre,  j’ai pu partir avec Isabelle et Sandra de @nicetourisme et une fine équipe de blogueurs/instagrameurs et photographes niçois à la découverte de Nice rurale et de son terroir : @bp_photo_06, @olivier_photographe_nissart, @eddy_singarath_photographie, @misterrivierablog, @danieldoan, @nicepositive, @stephloussh, @mcarlet, @damsweb, @jmlpyt, @lydia.chan.737,  @iclo, @lesnotesdorees, @clefdureve, @itinerairesphoto, @caesa_picsproduction.

A travers la visite de trois lieux, nous avons pu nous plonger dans l’atmosphère rurale qui règne encore sur les hauteurs de Nice et nous initier aux secrets et saveurs de son terroir d’une façon parfois inattendue. 

Cette balade à la rencontre de passionnés et de savoir-faire ancestraux  a suscité de beaux moments de partage et d’émerveillement que je vais évoquer ici avec vous. 

 

Tout d’abord, nous avions rendez-vous pour une visite du moulin de la maison Alziari,

au 318 Boulevard de la Madeleine avec David et Robert,

ce dernier, ancien enseignant de géographie à la retraite,

est devenu moulinier par passion.

Ce quartier était autrefois celui des blanchisseries et moulins

utilisant les eaux du Magnan.

Cette huilerie séculaire est le dernier moulin traditionnel de Nice

et l’un des derniers d’Europe également.

Témoignant d’un savoir-faire ancestral,

elle utilise l’ancienne méthode gênoise d’extraction.

Il s’agit ici de garder vivante la tradition.

En utilisant une eau de captage

qui forme aujourd’hui un lac souterrain

sous le Magnan, on effectue une extraction

par différence de densité entre huile et eau.

Nous avons pu voir une bonne partie du processus

avec les olives d’un particulier qui était présent ce jour-là.

(Le moulin propose en effet ce service

aux gens des environs qui souhaitent faire leur propre huile).

Damien (@damsweb) en action ci-dessus 🙂

pour capter l’huile à la surface.

Le broyage des olives se fait à la meule de pierre,

le processus prend plusieurs heures,

le temps requis varie en fonction de la maturité des olives.

La fleur d’huile est ramassée sur le dessus du bassin, comme la fleur de sel.

Une seconde phase consiste à ramasser dans un autre bassin,

la pulpe servira d’engrais ou de désherbant.

On décante l’huile et on la filtre plusieurs fois.

On y travaille notamment la variété de l’olive cailletier de Nice

et on fait un assemblage de différentes cuvées

avec diverses maturités et variétés,

afin de maîtriser davantage le résultat final

et d’offrir diverses saveurs à la dégustation,

avec plus ou moins d’amertume par exemple.

Elles dépendent aussi des maturités, de la météo de l’année…

Celle de l’an dernier a par exemple donné

des saveurs inédites très « ardentes ».

Cette visite qui s’effectue gratuitement

est assortie d’une dégustation de divers produits

dont de très belles tapenades.

Je suis une amatrice passionnée d’huile d’olive

(ex enseignante aussi :))

et j’ai trouvé vraiment très intéressant et agréable

de se plonger dans cette atmosphère « à l’ancienne »

afin d’assister en direct à cette fabrication ancestrale,

de pouvoir poser nos questions

et d’écouter Robert nous parler avec verve de son savoir-faire.

Vous pouvez retrouver tous les détails concernant les horaires et conditions sur le site de la Maison Alziari en suivant ce lien. 

Nous avons pu également visiter la boutique rétro absolument charmante qui se trouve à côté du moulin et repartir avec une provision d’huile d’olive et d’olives cailletier à déguster. Un bel endroit pour trouver des cadeaux pour Noël 🙂 parmi les produits du pays. La Maison Alziari est également présente près du cours Saleya en plein cœur de Nice au 14 rue Saint-François de Paule, à deux pas de l’église du même nom. Je me souviens y avoir dégusté plusieurs huiles délicieuses l’an dernier dont la fameuse cuvée spéciale Fleur de siècle qui était un enchantement, florale, douce et délicate…

Merci à la Maison Alziari, David et Robert pour cette visite très complète,

ces beaux produits du pays et cette démonstration.

 

Nous avons ensuite repris la route pour nous rendre,

non loin de là et toujours sur les hauteurs de Nice au Potager de Saquier.

Pour moi le dépaysement était total et le bonheur au rendez-vous.

Me retrouver dans la verdure,

faire de jolies rencontres,

découvrir de nouveaux paysages

et voir que l’urbain n’a pas tout dévoré de ce terroir

aux richesses préservées par des passionnés.

Pierre et Anne cultivent en bio sur les côteaux niçois,

à quinze minutes de l’aéroport, depuis une vingtaine d’années déjà,

sur la zone de l’OIN (Opération d’intérêt national) de la vallée du Var.

Leur exploitation permet de préserver la tradition de plusieurs générations, de produire des fruits et légumes de qualité, bio et de saison pour fournir restaurants, marchés, et particuliers aussi au travers d’une AMAP.  Avec 3 lieux de livraison et prochainement 4 (Colomar, Villefranche sur Mer, Saint Isidore et bientôt Carros Village). Je vous invite à consulter leur site en suivant le lien ci-dessus pour voir le détail de leur engagement et de leurs activités.

Afin de partager leur passion tout en diversifiant leur financement, ils ont entre autres conçu un accueil du public au Potager, comprenant divers volets. Notamment des événements festifs, des ateliers, des rencontres pédagogiques et ludiques pour les enfants, une chambre d’hôtes, l’accueil de groupes pour des privatisations (mariages par ex)… La serre qui sert de cadre à ces diverses activités et événements est encore un pur enchantement :

 

Le coin sieste très accueillant aussi 😉

 

Les visites du Potager, la compréhension de sa spécificité à travers des expériences « sensitives, gustatives et olfactives » permettent de mieux appréhender la richesse de ce qu’il nous offre. Tant en termes de patrimoine rural, de respect actif de l’environnement que de vision du monde et d’humanité. Anne et Pierre offrent un bel exemple de ce que Pierre Rabhi nomme les « colibris ».

Notre équipe d’un jour a pu vivre à leurs côtés durant quelques heures une immersion dans ce lieu enchanteur. Plein de poésie et de chaleur humaine. La beauté y réside, la nature y est célébrée en de délicats arrangements décoratifs, en de délicieux plats et boissons faits avec les produits maison et avec amour. 😉

Je vous laisse découvrir à travers ces photos

selon ma sensibilité

mon vécu de ce moment si particulier :

Un accueil chaleureux

avec un thé à la menthe délicieux

par Anne (ci-dessous) et son équipe

Atelier pâtisserie pour préparer notre dessert du jour :

La tarte à la courge que j’ai refaite à la maison

en m’inspirant de ce moment délicieux

@lydia.chan.737 @danieldoan et @stephloussh en pleine action

 

La table qui nous attendait pour un moment très convivial

 

 

avec @lesnotesdorees et Sandra from @nicetourisme

La daube niçoise et ses légumes, dommage

de ne pas pouvoir en sentir les parfums !

Menu du jour plein de saveurs, sain et délicieux.

Le vin maison aux pêches était une pure merveille aussi !

 

Découverte des lieux et de l’activité du Potager avec Pierre

Il nous fera sentir diverses plantes aromatiques qui poussent

sur le domaine, la menthe bergamote, la verveine,

des basilic cannelle et thaï, de la marjolaine…

Nous évoquera les 40 variétés d’agrumes qui s’y trouvent.

 

Les poules qui aident aussi au désherbage…

 

 

Nous avons aussi passé un moment de partage cosy autour du poële

quand la pluie tombait après le déjeuner,

certains ont également testé le coin sieste

en attendant de repartir vers la troisième mi-temps 🙂

Merci à Anne et Pierre et à toute l’ équipe

pour ces moments inoubliables,

votre amour de la nature,

de la  terre et de ses produits,

votre ouverture et votre accueil généreux.

 

Tout près de là, le vignoble de Bellet

et plus précisément

le domaine de Toasc nous attendaient.

J’étais très curieuse de découvrir

ce pan du patrimoine rural et du terroir niçois :).

Les terres appartenant au terroir de Bellet représentent 600 hectares protégés, dont 60 sont exploités.

Ce sont des propriétés familiales,

une petite AOP (Appellation d’Origine Protégée)

qui fait  aussi partie des plus anciens vignobles grecs et romains.

Les vendanges sont manuelles et les cépages utilisés sont notamment

le vermantino chardonnay pour le vin blanc,

le grenache (cépage espagnol secondaire) et la folle noire.

Mr Nicoletti a repris le Domaine de Toasc il y a quelques années

et y associe sa passion pour l’art contemporain

(notamment niçois) au monde du vin.

La production en petite quantité s’exporte peu,

elle est d’abord destinée au marché local,

aux restaurants de la région.

Nous avons eu les honneurs du domaine

avec un accueil très chaleureux et très précis

sur les étapes de production

que je ne vais cependant pas détailler ici

car j’ai l’intention de retourner au vignoble par la suite

et de vous faire un article tout entier plus développé à ce sujet.

La dégustation a été délicate et charmante

même si je n’ai essayé que le rosé pour cette fois…

Merci au Domaine de Toasc

pour cette adorable première rencontre et à très bientôt !

La contemplation du coucher de soleil

sur la Baou de Saint Jeannet

nous a ravi le cœur après la pluie diluvienne de l’après-midi…

 

Cette journée fut mémorable avec je le répète,

un très beau partage et de très belles nouvelles rencontres…

Merci encore mille fois à  Sandra et Isabelle de @nicetourisme

de nous avoir permis de la vivre

de nous avoir accompagnés

dans cette belle découverte

d’un patrimoine niçois vivant, et riche ô combien…

 

 

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